Le Collectif Saint-André-Vallée d'Hérault a assisté à la rencontre discussion au Caylar le Vendredi 13 Novembre à 18h15 sur le sujet du TAFTA (traité transatlantique sur le commerce et l'investissement) Quèsaco ?

Cette rencontre a débuté par une vidéo, Datagueule# (cliquez sur https://www.youtube.com/watch?v=zHK1HqW-FQ0 pour visionner la vidéo de 3'39. Vous pourrez d'ailleurs visionner bien d'autres vidéos sur youtube):

Y étaient présents:

 - Alexis Denis, ATTAC, animateur. Le TAFTA est un partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI ; TTIP en anglais), également connu sous le nom de traité de libre-échange transatlantique (TAFTA en anglais) ; le Tafta est un accord commercial en cours de négociation entre l'Union européenne et les États-Unis prévoyant la création d'une zone de libre-échange transatlantique souvent appelée grand marché transatlantique.

 -       Pierre Muller, 1er adjoint à la mairie du Vigan, commission Environnement. Le Conseil Municipal a voté à l'unanimité contre le Tafta (traité de libre-échange transatlantique (TAFTA en anglais) ou partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI ; TTIP en anglais),  C'est une mairie qui s'est opposée par le passé à la privatisation de La Poste, a voté les motions anti gaz de schiste et anti OGM. Il y a aussi les Eco dialogues (14-15 novembre 2015). Le Vigan demande officiellement un débat national sur le Tafta, ainsi que la mise de la mairie hors-Tafta (avec pancarte en début et fin de commune)

 - Christian Roqueirol, agriculteur et membre de la Confédération Paysanne. L’arbre, le Tafta, cache la forêt, le Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement), traité signé entre le Canada et l’Union Européenne, ainsi que tous les autres traités de libre-échange avec divers pays (exemples :

   -- Union Européenne/Maroc sur les fruits du Sahara Occidental (Territoire non autonome selon l'ONU, cette ancienne colonie espagnole n'a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique depuis le départ des Espagnols, en 1976.Le territoire est revendiqué à la fois par le Maroc et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario en 1976). Discussions actuelles sur l’accord de pêche entre eux (violation du droit international)

   -- le 5 octobre 2015 : accord de libre-échange transpacifique entre 12 pays : Etats-Unis, Canada, Mexique, Chili, Pérou, Japon, Malaisie, Vietnam, Singapour, Brunei, Australie et Nouvelle-Zélande, avec la suppression de 18.000 droits de douane. Lire Etats-Unis, Canada, Mexique, Chili, Pérou, Japon, Malaisie, Vietnam, Singapour, Brunei, Australie et Nouvelle-Zélande. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/05/partenariat-transpacifique-un-accord-entre-les-etats-unis-et-onze-pays_4782836_3234.html#8B2jv0Yw8EVPvpXz.99 )

 Les consultations de dossiers du Tafta (registres de 1000 pages sans nomenclature, extrêmement compliqués à lire et comprendre) se font à 30 députés européens à la fois, à l’ambassade des Etats-Unis, sans possibilité de prendre des photos.

Ces accords seront une véritable catastrophe pour notre agriculture, car notre marché sera inondé de produits importés, avec une moindre qualité (bœuf aux hormones, poulet chloré, poudres de lait…). Les semences seront importées par Monsanto, qui sera défendu par une justice non sociale.

 -  Frédéric Roig, député de l’Hérault. Le Tafta remet en question la légitimité des états de la Communauté Européenne (notamment l’économie locale, la traçabilité par les AOC, AOP, IGP, les circuits courts….)

  José Bové, député européen : Hommages rendus à Rémy Fraisse (barrage de Sirvens) et à Bernard Lambert (1983, lutte de la Confédération Paysanne)

Le procès des multinationales Schubach (où il demande 177 millions € de dommages et intérêts à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche) et Total aura lieu le 8 décembre au tribunal de Cergy-Pontoise, soit 4 ans après que le permis ait été abrogé ! Si le Tafta est signé, ces multinationales passeraient par un tribunal arbitraire.   Actuellement, ce sont 400 affaires qui sont en cours.

 José Bové est bloqué d’entrée aux Etats-Unis depuis 2006, car il a été condamné par ceux-ci pour « turpitude morale », s’en étant pris aux intérêts économiques de leurs entreprises.

Aucun député n’ pu lire les 2000 pages de l’OMC, dont la commission a elle-même organisé les lobbies des multinationales.

Il y a une volonté de la part de certaines multinationales européennes, et américaines, de gagner les marchés fermés, respectivement aux Etats-Unis (où les luttes contre le Tafta sont plus grandes qu’en Europe) et dans l’Union Européenne.

Dans l’Union Européenne, un groupe de députés a travaillé sur les tribunaux arbitraux, mais ceux-ci existent déjà.

Un vrai travail de démocratie doit se faire. Les députés s’enchaîneront-ils aux grilles ?

200.000 personnes dans les rues ont dénoncé le Tafta, mais les médias ne relayent pas cette information.

Actuellement, les accords de libre-échange qui se signent, font le nouvel ordre mondial. (Exemple, 85% des phosphates pour l’agriculture proviennent du Maroc, qui restera donc « l’ami démocratique ».

 Réponses et débat.

 Hubert Bord, adjoint à l’environnement à St-Guilhem, a le souhait de faire une information en Cœur d’Hérault, avec des communes anti-tafta.

 Le premier procès de désobéissance civile contre Sodexho fera peut-être des petits. Le « mieux-disant » de la restauration n’est pas une prise de risque pour les communes. Il y a actuellement une culture des directeurs des services d’aller aux « moins disant ». Le prix du bio local fait sur place est le même que dans les restaurations collectives à liaison froide.

 Pression des firmes semencières européennes sur la Colombie qui a interdit les semences paysannes (stocks brûlés par la police, des dizaines de morts, et le gouvernement colombien a reculé).

 Les communes doivent se mettre hors Tafta et hors Ceta.

 Il faut sanctuariser l’INAO, garant de l’exécution des labels IGP et autres, travail à faire par les parlements. De plus en plus d’AOP sont repris par les grands groupes qui industrialisent les processus. Il ya un mois, le Parlement Européen a voté l’extension des AOP sur des terres non-agricoles, afin de protéger le territoire local.

 Depuis 1992, le lobby nucléaire a cassé l’éolien et le renouvelable. (« Vent de colère » est issu du nucléaire, dont la première présidente était la femme de Giscard).

La vente de tous les barrages au privé est prévue.