Des postes de présidents-délégués, numéro 2 des exécutifs régionaux, vont être créés pour chacune des 13 nouvelles grandes régions, a déclaré jeudi, Damien Alary, actuel président (PS) de la région Languedoc-Roussillon.

Le poste de président-délégué s'insérera "entre les vice-présidents et le président", explique Damien Alary, qui assure, après une rencontre avec Manuel Valls qu'"un texte de loi sera présenté à l'Assemblée et au Sénat" pour créer cette nouvelle fonction, à laquelle il aspire dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.
Après l'entrevue avec le Premier ministre, Damien Alary s'est dit "satisfait d'avoir été écouté". Il assure avoir obtenu que plusieurs institutions de la nouvelle entité soient à Montpellier, notamment la direction régionale des affaires culturelles (DRAC), la chambre régionale des comptes (CRC), la direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, ou encore l'ARS.
En outre, la grande région conservera deux rectorats distincts mais celui de Montpellier sera le "rectorat coordinateur".
L'actuel président socialiste de Languedoc-Roussillon indique avoir encore eu l'assurance du chef du gouvernement que la moitié des 22 "pôles décisionnels" de la nouvelle région soient à Montpellier.
Pour les élections régionales de décembre, le PS et le PRG se sont alliés dans un quatuor composé de Carole Delga, candidate à la présidence de la région, Damien Alary pour le PS, Sylvia Pinel et Didier Cordoniou pour les radicaux de gauche.
Les réactions politiques aux annonces
Du côté de l'opposition de droite, Stéphan Rossignol parle d'effet d'annonce, de communication et rien de plus. Pour lui, la réforme capote avec des arrangements entre copains. Philippe Saurel, lui, attend les applications sur le terrain et les arbitrages définitifs des nouvelles instances régionales quand elles seront en place en 2016. Pour le FN, tout cela est du provisoire, on fait de la communication électoraliste, avant le vote de décembre.