Etaient présents sur l’estrade de la salle des fêtes: le maire, la 2ème adjoint en charge des affaires sociales, de la solidarité et du 3eme âge, le 1er adjoint chargé des affaires générales, du personnel communal, de la propreté de la commune, marchés publics, le 7ème adjoint chargé de la sécurité de la police municipal et des associations sportives.

Rappel des incidents sur la place vendredi soir (tronçonneuse et fusil sortis), des problèmes existeraient au cours de la place, cours Ravanières et devant La Poste.

La justice suit son cours. Le procureur, la sous-préfète et le commandant de gendarmerie ont été rencontrés par le maire. La garde à vue a concerné 2 personnes : celles qui ont sorti un fusil et une tronçonneuse. Il y a un placement en détention provisoire de deux personnes par le juge d’application des peines, pour non respect d’interdiction de présence sur la place et de rassemblement (et non pour faits de fusil et de tronçonneuse).

Samedi, les adjoints et le maire étaient sur la place, et une pétition circule actuellement sur une demande de sécurité de la commune. 300 signatures ont été recueillies en 2 heures.

Un comportement citoyen est demandé : chacun doit se mettre en rapport avec la gendarmerie lorsqu’il constate un fait inapproprié.

La police municipale, restructurée, avec un 4ème agent recruté, travaillera l’après-midi, de 14h30 à 21h30. Des stages d’armement sont prévus. Une douzaine de caméras de vidéosurveillance sera posée, et une demande de subvention sera déposée.    

Il y aura une réflexion également sur un possible arrêté concernant l’interdiction d’être torse nu dans la rue, et le couvre-feu pour mineurs.

Le maire a demandé plusieurs fois au cours de la réunion à ce que le gérant de la Pizzeria Le Griffe reprenne son activité. Son restaurant est fermé depuis vendredi soir. Au vote du dernier conseil municipal, qui a été écourté par les heurts sur la place ce vendredi 4 juillet, il a été voté la création d’un skate park pour les jeunes. Il y aune réflexion sur un city park et une salle de musculation.

Quelques questions ont été posées par le public, sans micro, donc seules les réponses ont été entendues concernant le suicide dans la police municipale, la restructuration et les horaires de la police, le nombre de caméras, les insultes et menaces autour des écoles et du collège. Des questions sont restées sans réponse.

La prochaine réunion publique portera sur la révision du plan de circulation, au vu des nombreux points noirs sur les routes.

Du rosé a été offert à la fin de cette réunion publique.

Des questions? oui!

-          Pourquoi cette réunion publique ? Que veut-elle informer?

-          Le mot drogue est-il tabou ?

-          Le maire n'est-il pas Officier de Police Judiciaire et autorité de police administrative sur sa commune ?

-          Ecoute du public qui n'a pas de micro pour s'exprimer ?

-          Salaire, services de garde de la police municipale, vidéosurveillance: coûts financiers? Seule solution ? Concertation ? Médiation, éducateur de rue ?

-          Quid de la réunion du Conseil Communautaire de la CCVH à la même heure? Quid des signatures du traité de concession d’aménagement et de la convention de partenariat entre le Conseil Général de l’Hérault, la commune de Saint-André-de-Sangonis et la Communauté de communes Vallée de l’Hérault pour l’ECOPARC départemental du Coeur d’Hérault à Saint-André-de-Sangonis ?

ML_06_07_2014 (cliquez dessus pour visionner l'article de presse concernant les tensions de vendredi 4 juillet)

Et voici les articles du 11 et du 13 juillet concernant cette affaire

ML_11_07_2014ML_13_07_2014

Le retour au calme dans notre commune est une bonne chose, mais est-ce que le problème ne s'est pas reporté ailleurs? Ou reporté dans le temps? Un 4e policier municipal recruté (alors que notre commune de bientôt 6000 habitants devrait en avoir 6), la vidéosurveillance et la logistique d'exploitation du système ont un coût certain, et on ne parle pas beaucoup de la prévention... La médiation de rue a fait ses preuves et semble être une bonne solution pour avoir une réelle vision de terrain, cerner les choses en profondeur et ouvrir le dialogue avec les personnes concernées... ce ne sont pas TOUS les jeunes qui sont délinquants...

Pour aider les élus des fiches pratiques ont été mises en place dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention de la délinquance 2013-2017. (http://ville.gouv.fr/?prevention-de-la-delinquance,2528)

Priorité 3 : Programme d’actions pour améliorer la tranquillité publique
Les maires sont de plus en plus sollicités parla population exposée au quotidien à une certaine forme d’insécurité (incivilités, nuisances, dégradations, agressions) pour rétablir la tranquillité publique.
L’attente de sécurité des habitants concerne la voie publique, les réseaux de transport, les abords des bâtiments publics, les établissements scolaires ou sportifs, le patrimoine des bailleurs sociaux (halls d’immeubles et parties communes…), les zones de commerce et d’activité économique.
Cette préoccupation a été prise en compte de façon dispersée jusqu’alors, notamment au moyen d’études et diagnostics de sûreté, le plus souvent à la faveur d’une décision d’implantation locale d’un dispositif de vidéo-protection.
Une démarche globale, favorisant une utilisation coordonnée des outils existants, impliquant une participation élargie aux habitants et aux usagers et débouchant sur des schémas locaux de tranquillité publique sera privilégiée, en particulier (mais pas exclusivement) dans les territoires prioritaires (ZSP et quartiers retenus par la politique de la ville). Cette démarche s’inspirera notamment de la méthodologie développée dans les études de sûreté et de sécurité urbaine (ESSP) sur le fonctionnement des projets urbains et de leurs espaces publics.
Ce schéma devra être défini dans le cadre des instances territoriales existantes (CLSPD, CISPD) et mis en œuvre par leur déclinaison opérationnelle.
Autant que nécessaire, le schéma local de tranquillité publique englobera :
- l’équipement en vidéo protection, qui doit être intégré dans une approche situationnelle globale et cohérente associant la présence humaine afin de favoriser la sécurisation des espaces publics.
- la mise en place d’actions de médiation à vocation de tranquillité publique, dans les espaces publics, à proximité des établissements scolaires, à proximité des logements (mobilisant par exemple les correspondants de nuit et articulée avec les autres interventions de prévention spécialisée).
- la prise en compte de l’action de la prévention spécialisée qui s’inscrit dans l’aide sociale à l’enfance confiée à l’autorité des départements, intervenant dans le cadre de ses missions et de ses pratiques professionnelles en complémentarité avec les autres dispositifs etles autres professionnels en charge de la prévention de la délinquance.
- des plans d’actions adaptés aux champs du logement social et des transports publics de voyageurs.

Ces plans donneront lieu à des mesures spécifiques, y compris juridiques si besoin.
L’élaboration de ce schéma local de tranquillité publique nécessitera la réalisation d’un diagnostic partagé entre les représentants de la commune (et/ou de l’intercommunalité) et de l’État, mais aussi des bailleurs sociaux, des opérateurs de transport public, des associations, des centres sociaux localement présents, des commerçants et/ou gestionnaires d’espaces commerciaux, en lien avec la
gestion urbaine de proximité (GUP), là où elle existe.
Les habitants, les usagers, les services publics, les professionnels en charge des dispositifs visant la cohésion sociale ou la prévention spécialisée présents dans les quartiers concernés seront associés à l’élaboration du diagnostic et de la stratégie définie pour assurer la protection et améliorer le quotidien dans les quartiers concernés.